Parcours typique d’un neuroatypique

Note à l’attention de tout parent d’Aspie, qui se respecte.

Voici un exemple de vie tout ce qu’il y a de normal pour un Asperger.

Une vie en chiffres :

Age civil : 54 ans

Age mental : 12 à 16 ans selon la situation

Acquisition de la parole : 4 ans (je n’avais rien à dire, je hurlais)

Entrée en maternelle : 3 ans

Sortie de maternelle : 1 semaine plus tard (pour asocialité et violence. pauvre tâches d’enseignants! j’étais simplement terrorisée par le changement et l’impossibilité de m’exprimer)

Entrée en primaire : 5 ans (pressée de lire le nombre à trois chiffres de mes livres dans ma bibliothèque)

Acquisition de la lecture : trois mois plus tard….l’écriture est venue après. je connaissais quelques difficultés à manier le stylo.

Premiers émois amoureux (c’est quoi émoi? lol)….plutôt EBATS amoureux : 14 ans avec une fille, 16 avec un con.

Quotient Intellectuel : 149 (depuis juin 2016)….super! à 11 points d’Einstein!

Quotient Émotionnel :  82 !! super! à deux points de Sheeta.

Bref, un génie émotionnellement attardé!

La logique ne sert à rien en matière de relations humaines.

Ne réprimandez pas votre enfant s’il ne dit pas bonjour à un ami qui entre chez vous, il n’a que faire des mondanités qui lui sont étrangères et qu’il pense totalement inutiles.

Ne le grondez surtout pas s’il s’enfuit dans un placard lorsqu’on veut le toucher ou l’embrasser s’il ne connait pas. Croyez-moi, c’est « douloureux » pour lui.

Et pitié, ne le punissez surtout pas quand sa langue fourche ou que ses cordes vocales sortent une logique implacable, souvent brutale et spontanée. Il n’a aucune intention de blesser.

J’oubliais :

Années d’adaptabilités et de mimétisme : 54

Votre enfant imitera. Vous imitera pour vous faire plaisir, agira comme l’individu qui lui parlera, sans trop comprendre les méandres du code social.

Il reproduira les mimiques qu’il ne comprend par ou rira à des blagues absolument dénuées de sens pour lui. Tout ça pour être accepté.

Aimez cet enfant, il est à vous et ne peut rien à sa condition autistique.

N’oubliez pas ce qu’a dit un jeune garçon dénommé Charlie….10 ans :

« Votre monde est sous l’eau, le mien est dans les airs. quand je suis dans votre monde, c’est comme si j’étais en apnée »

 

 

La folle histoire de mon monde…..

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Après des mois de gestation, de doutes et de questions, après les affres de mon éditeur, j’ai le plaisir et le grand honneur de vous présenter mon dernier né :

QI 147 OU LES TRIBULATIONS D’UN GÉNIE ATTARDE (chez FNAC, AMAZON, CHAPITRE.COM…..)

Bien loin des contes féériques de votre enfance, à des années lumières de la romance classique et de la romance tout court. Il relate les amours compliquées entre une autiste Asperger et quelques, plusieurs, grand nombre de jeunes femmes plus différentes les unes que les autres. Une sorte, pour moi, d’expérience scientifique impliquant, comme il se doit, une  grande quantité de cobayes, pour la bonne appréciation des résultats.

Considérant ma dernière phrase, il est indéniable de constater l’importance du sentiment amoureux qui m’habite. Je tiens à préciser que tout ceci ne concerne que ma personne. La responsabilité de mes homologues n’est aucunement engagée.

Comment décoder les désidératas de l’autre? comment déchiffrer le comportement humain lorsqu’on ne se soucie que de la logique pure?

Eh bien je ne le sais toujours pas. 34 ans « d’études » sur le sujet et je suis toujours aussi hermétique aux codes sociaux. Peut-être n’y a t il rien à comprendre au final.

Quoi qu’il en soit, la lecture de mes aventures vous fera rire (je l’espère) sinon enrager, au grand risque de me faire passer pour une demeurée. Tant pis, j’ai l’habitude.

Je souhaitais juste décrire la vie d’un individu différent dans son raisonnement. D’entre ouvrir la porte d’un monde bulle peuplé de questions existentielles et sans réponses devant les actes mathématiquement incorrects des personnes neurotypiques (normales).

Je souhaitais, par l’humour, faire accepter ces êtres dont je fais partie. Pour ne plus être considérés comme des ordinateurs froids et dépourvus d’intelligence sentimentale. Nous aimons. différemment, mais nous sommes aussi sincères que les enfants quand ils vous disent JE T’AIME.

Mon voeu le plus cher et celui de vous faire dire simplement que, tout bien considéré, être différent….c’est normal!

(mon premier livre « Cancer ascendant Chimio » est toujours en vente….chez les mêmes fournisseurs).

Merci à vous tous.

 

 

L’amour avec un grand A…comme Asperger

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S’il existe un pays lointain, une nébuleuse inaccessible ou encore des abysses inexplorés, ben l’amour, pour un aspie, en est le point le plus éloigné.

C’est dire si ce phénomène on ne peut plus humain est LA grande inconnue dans la vie d’un autiste Asperger.

Nous connaissons, disons-le, quelques difficultés lorsqu’il s’agit d’aller vers l’autre. Et quand on y va….c’est par des chemins broussailleux et totalement incompris des autres.

Ce n’est nullement parce-que nous ne ressentons rien, non. Je le répète, nous ne sommes pas des sociopathes.

Nous aimons, nous aussi. Ce sont les codes qui nous échappent. Comment agir devant une personne qui soulève notre cœur (je ne parle pas de vomissements, mais de sentiments) ?

Comment agir quand on ne saisit ni les regards qui soi-disant en disent long (pour nous, ce sont les cordes vocales qui parlent, pas les yeux), ni la signification cachée de la gestuelle séductrice. Faites avec ça et revenez me voir!

Ce sont ces tribulations que je raconte dans mon prochain livre. Pour des raisons contractuelles, je ne peux en raconter ici. 300 pages de galères et de péripéties d’une drôlerie déconcertante.

Je peux toutefois généraliser sans détailler.

Ce qui m’a valu une mauvaise réputation, c’est peut-être ma façon de rompre. Je peux le faire à la vitesse d’un chat effrayé.

Je m’explique.

Sentiments à part, si je décèle une « anomalie » ou si ma partenaire dévie des critères précédemment établis, c’est terminé.

Je n’ai pas de l’énergie à perdre à comprendre le pourquoi et le comment des agissements de cette dernière.

Lorsque c’est ma partenaire qui cesse notre relation, je lui dis ok, comme tu veux.

Et alors là ce sont des pleurs et des reproches « c’est tout ce que ça te fait? c’est tout l’amour que tu as pour moi? » etc, etc…

Pourquoi perdre son énergie à argumenter?  pourquoi tenter de retenir quelqu’un qui veut partir? chacun est libre non? Je ne comprends pas ces réactions. Si c’est pour dire une chose pareille, ben, tu restes avec moi! y’a rien à piger!

Les soi-disant « jeux amoureux »… je t’aime donc je te fais du mal, je te fais croire que…alors que je veux que tu comprennes le contraire….autant apprendre le chinois en sténo, ce serait plus simple pour moi.

Il faut comprendre que nous cloisonnons notre cerveau. Il y a une place pour chaque chose.  L’amour a sa propre place, certainement pas assez grande il est vrai, pour les grands romantiques. Personnellement, je le place après l’amitié, bien après. C’est comme ça.

Nous avons également besoin de passer du temps dans notre bulle. Pour ça, nous nous « déconnectons » littéralement du réel, quitte à passer pour des demeurés. C’est comme ça aussi.

Nous ne comprenons que ce qui est concret. Le reste nous perturbe. Les conséquences sont désastreuses car nous réagissons d’une manière radicale.

Je me souviens d’une parole blessante que m’avait dite une amie avec laquelle je venais de rompre. Ce n’était pas le classique « tu finiras seule », non. Là ce fut plus subtil :

« tu devrais sortir avec un ordinateur ».

J’ai répliqué « présente moi une humanoïde et je verrai! » Passons.

J’ai débuté ma quête amoureuse dès l’âge de 14 ans. Oui. Qui dit enfant précoce, dit ado pressé. Ma soif de vivre n’avait d’égale que ma soif d’apprendre…et les affres de la vie amoureuse n’ont pas dérogé à ma règle.

Une véritable horreur pourtant. Ma vie dès lors est devenue, au fil des années,  d’un tel désordre que j’aurais mieux fait d’y rentrer…dans les ordres. Quoique…le lieu est rempli de femmes. C’est sans issue.

Bref. Je me suis aperçu, qu’au bout du compte, je recherchais une chose sans la vouloir vraiment. Quel temps perdu.

Je sais pourtant que certains de mes homologues Aspies sont en couple et heureux. Comme quoi, l’amour est vraiment imprévisible!

 

 

 

 

 

 

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